Banner

La société civile dénonce que la Guinée-Bissau va de mal en pire

0

Douze organisations de la société civile guinéenne ont envoyé une lettre ouverte dans laquelle ils dénoncent des violations de la Constitution et des droits de l’homme. Et ils craignent que la situation dans le pays empire.

La société civile rapporte la situation ′′ dramatique ′′ de Guinée-Bissau dans une lettre ouverte adressée aux principales institutions du pays et à la communauté internationale.

Dans le document, le groupe des principales organisations de la société civile dénonce un ′′ grave retour en arrière ′′ en Guinée-Bissau en ce qui concerne les valeurs et les principes de l’État de droit démocratique. Les organisations alertent l’existence de ′′ arrestations arbitraires et battements des citoyens ′′ pour ′′ l’annonce de l’installation d’un système de surveillance et de surveillance des communications des citoyens, sans cadre juridique précédemment établi par l’Assemblée nationale populaire, comme le dit la Constitution de la République « , et pour la ′′ prolifération des discours politiques qui encouragent la haine et la division ethnique-religieuse, potentiellement dégénérés en actes de violence. »

Ils signalent également ′′ intimidations et persécutions des journalistes dans le but de limiter et de conditionner l’exercice de la liberté de la presse et d’expression « , en plus du ′′ dysfonctionnement du système judiciaire en particulier dans la paralysie de la Cour suprême de justice « .

Bref, le pays va de mal en pire, a mentionné ce jeudi (30.07) le président du mouvement national de la Société civile, Fodé Carambá Sanhá lors d’une conférence de presse à Bissau. Pour les organisations de la société civile, l’incurie du pays depuis que le président Umaro sissoco Embaló et le Premier ministre Nuno Gomes Nabiam ont pris possession est évident.

Selon Sanhá, il y a ′′ spéculation des prix et des frais illicites dans tous les secteurs de la vie nationale, en mettant l’accent sur les transports, les médicaments et les produits du premier besoin, produisant des effets pernicieux sur la vie des citoyens. Manifeste un manque de sécurité des citoyens et de leurs patrimoine, dont l’exposant maximal était le vol et la destruction de la radio Capitale FM. [E] violations systématiques de la Constitution et autres lois en vigueur dans le pays. »

Appel à la concorde nationale

Les organisations de la société civile guinéenne disent qu’elles sont disponibles pour collaborer avec les institutions démocratiques et demandent au président Umaro sissoco Embaló d’adopter une attitude réconciliatrice et plus ouverte au dialogue.

Sept mois après les élections présidentielles, le parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du CAP-Vert (paigc) ne reconnaît toujours pas sissoco Embaló comme chef d’État, prétendant des irrégularités dans le scrutin. Le Parlement et la société sont divisés entre ceux qui les approuvent sissoco Embaló et l’exécutif de Nabiam et ceux qui soutiennent le paigc et son leader, Domingos Simões Pereira.

Sissoco Embaló a déclaré par le passé qu’il était le président de tous les Guinéens et un ′′ pacifiste par nature « . Cependant, selon la société civile, les signes ces derniers mois sont inquiétants et la tendance est à la situation dans le pays s’aggraver.

Les organisations demandent aux titulaires des organes de souveraineté de ′′ créer d’urgence des conditions favorables à l’exercice plein des droits et libertés fondamentaux des citoyens conformément à la Constitution et aux conventions internationales ratifiées par l’État de Guinée-Bissau « . Ils appellent également à promotion du ′′ dialogue interinstitutionnel et entre les acteurs sociaux en vue d’apaiser les esprits et la tension politique et sociale règne dans le pays. »

Suspend le contrôle des communications
Une autre demande est que les autorités se délimitent publiquement et découragent tous les comportements qui violent les droits de l’homme et menacent donc la paix et la cohésion nationale. Par la voix de Fodé Carambá Sanhá, les organisations de la société civile ont également exigé une enquête sur les battements de citoyens et l’attaque contre la radio Capitale FM, ainsi que la suspension du montage du système de surveillance et de surveillance des communications, ′′ tant que l’Assemblée nationale populaire n’exercera pas sa compétence exclusive en la matière. »

Sont signataires de la lettre ouverte le mouvement national de la Société civile pour la paix, la Démocratie et le Développement, la Ligue guinéenne des Droits de l’Homme, la plate-forme politique des Femmes, le réseau Paix et Sécurité pour les Femmes dans l’Espace CEDEAO – REPSFECO, le réseau national de Lutte contre la violence basée sur le genre, TINIGUENA – Cette terre est à nous et toutes les organisations juvéniles du pays.

Je suis entrain de faire une.

Source: bissaoonline

Leave A Reply

Your email address will not be published.