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Un projet pour réduire les émissions carboniques dans les forêts ivoiriennes

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La Côte d’Ivoire accuse un rythme de perte forestière parmi les plus rapides au monde. Près des deux tiers de la déforestation sont imputables à l’agriculture.

Le Fonds vert pour le climat (FVC) a accordé à la Côte d’Ivoire 11,8 millions de dollars pour le financement d’un projet agroforestier de réduction des émissions carboniques causées par le déboisement et la dégradation des forêts. Il s’agit du premier projet « approuvé en Afrique et à l’échelle mondiale, selon la procédure d’approbation simplifiée du Fonds », a annoncé le FVC, mécanisme financier onusien rattaché à la Convention-cadre de l’ONU sur les changements climatiques (CCNUCC).

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a aidé la Côte d’Ivoire à obtenir ce fonds. Elle « devient ainsi le premier pays africain à obtenir une aide financière de la part d’une entité internationale avec l’aide de la FAO », a souligné la FAO.

Le financement obtenu s’inscrit dans le cadre du projet ivoirien « Promouvoir une production de cacao sans déforestation pour réduire les émissions en Côte d’Ivoire » (PROMIRE). Il devrait permettre au pays de transposer, à plus grande échelle, un projet pilote mis en œuvre pour aider une coopérative locale de producteurs de cacao biologique dans la région de La Mé (Sud-est) à améliorer leur accès aux marchés du commerce équitable tout en ralentissant la perte de couvert forestier.

Dans sa version élargie, le projet visera à instaurer des pratiques agroforestières émettant peu de carbone sur 3650 hectares, de façon à encourager 600 mille petits exploitants des régions d’Agnéby-Tiassa, de La Mé et de Sud-Comoé, dans le sud-est du pays, à opérer des changements dont ils tireront des avantages.

Sur le terrain, le projet fait également une large place à la diversification de l’utilisation des terres agricoles par l’incorporation, au-delà des cultures commerciales, de cultures vivrières – telles que la banane plantain et le manioc -, le réaménagement des plantations de café et la plantation d’arbres destinés à d’autres utilisations.

Le projet devrait faire baisser les émissions de carbone de 5,5 millions de tonnes équivalent CO2, en 20 ans, soit une contribution majeure à l’objectif que le pays s’est engagé à atteindre au titre de ses contributions déterminées au niveau national : réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 28 pour cent d’ici à 2030.

La Côte d’Ivoire accuse un rythme de perte forestière parmi les plus rapides au monde et, en dehors des parcs nationaux, il ne reste presque plus de forêt intacte dans le pays. Près des deux tiers de la déforestation sont imputables à l’agriculture, dont un tiers à la production de cacao.

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