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Une jeune scientifique nigérienne accède à la Nasa

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Fadji Zaouna Maïna « réalise un rêve d’enfant tout en devenant un symbole national » au Niger.

Fadji Zaouna Maïna (29 ans) est devenue la première scientifique nigérienne à intégrer, le 27 août 2020, la prestigieuse Agence spatiale américaine (Nasa). Elle a ainsi « réalisé un rêve d’enfant tout en devenant un symbole national », selon le magazine « Jeune Afrique ». Son parcours d’excellence a démarré à Zinder (Sud du Niger). Après une scolarité brillante, elle obtient le baccalauréat à l’âge de 16 ans. « Ma famille m’a toujours soutenue dans mes études. Depuis que je suis petite, tout mon entourage m’encourage. », a-t-elle témoigné.

Parallèlement, la jeune lycéenne s’est engagée en politique. Elle députée junior au sein de l’Assemblée nationale des jeunes du Niger, elle s’y fait l’avocate de l’éducation et de l’autonomisation des filles. Et si, à l’heure des études supérieures, elle choisit la filière hydrologie c’est « pour participer à améliorer les conditions d’accès à l’eau potable au Niger », a-t-elle expliqué.

Après une licence obtenue à l’université de Fès, au Maroc, Fadji Zaouna Maïna poursuit ses études en France, à l’université de Strasbourg. Elle y obtiendra son doctorat en hydrologie. Maïna travaille ensuite dans plusieurs prestigieux laboratoires, notamment au sein du « Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives » (CEA) en France, avant de rejoindre la division des Géosciences de l’énergie de l’université de Berkeley, aux États-Unis.

Ses travaux sur l’impact combiné du changement climatique et de la pollution sur la ressource en eau lui valent de figurer dans le classement Forbes 2019 des 20 scientifiques de moins de 30 ans aux projets de recherche les plus ambitieux. C’est en novembre 2019 qu’elle est repérée par les chasseurs de tête de la Nasa.

Maïna vient alors de publier un article très remarqué analysant les vulnérabilités régionales face aux extrêmes climatiques, en se penchant plus spécifiquement sur le cas de la Californie (USA), ravagée par des incendies titanesques. À la Nasa, elle rejoint l’équipe qui travaille notamment sur les données du satellite GRACE (Gravity Recovery Climate Experiment). « J’essaierai de mieux comprendre le cycle de l’eau et l’évolution des ressources en eau dans le contexte du changement climatique, en utilisant des modèles mathématiques et les données des satellites de la Nasa », a révélé la Nigérienne.

Si elle n’envisage pas, pour l’heure, de quitter les États-Unis pour rentrer au Niger, Fadji Zaouna Maïna n’en conserve pas moins des liens forts avec son pays, a rapporté « Jeune Afrique ». En effet, Maïna travaille notamment avec l’ONG nigérienne « OASIS », qui intervient dans les domaines de l’éducation et de l’émancipation des femmes. Elle accompagne également de jeunes chercheurs de l’université de Niamey, capitale du Niger, dans leurs travaux.

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