Banner

« Freeandiz » : Quand une passion devient une profession

0

À Abidjan, les sœurs Dje dirigent « Freeandiz », une confiserie artisanale qui propose des produits fabriqués avec des vrais fruits. Avec leur marque, elles espèrent offrir à la population ivoirienne une autre manière de consommer les fruits locaux.

« L’Afrique est le continent de l’avenir, c’est un marché de forte consommation. Nous devons donc transformer nous-même nos matières premières pour être autosuffisants, générer des plus-values et créer des emplois », plaident Esther et Carine Dje, fondatrices de « Freeandiz ». La trentaine à peine passée, ces deux sœurs ivoiriennes ont lancé la confiserie artisanale en 2018 et emploient actuellement quatre salariés.

Basée à Abidjan, la marque de confiserie propose une large gamme de produits artisanaux fabriqués exclusivement avec de vrais fruits. « La particularité de nos produits, c’est qu’ils sont garantis sans colorant, sans conservateurs, ni additifs », assurent les sœurs Dje dans un entretien accordé à la dpa.

Depuis leur tendre enfance, Esther et Carine vouent une passion sans borne pour l’agro-transformation qui leur a été transmise par leur oncle maternel. Ce dernier leur a appris à préparer des pâtes de fruits, de la confiture et d’autres recettes à base de fruits locaux. Diplômes en poche, elles décident de faire de cette passion leur profession, en choisissant la voie de l’entreprenariat.

« L’idée d’entreprendre dans ce secteur a germé lorsque nous nous sommes aperçues que nos fruits sont peu transformés en Côte d’Ivoire. Nous avons alors décidé de montrer à la population une autre manière de consommer les fruits locaux et réduire ainsi les pertes post-récoltes », expliquent-elles. « Notre objectif est de nous sentir utiles pour la communauté, c’est le plus important dans la vie d’un entrepreneur », soulignent les fondatrices de « Freeandiz », qui ont puisé dans leurs économies personnelles pour mettre sur pied leur projet.

Outre les difficultés financières, la concurrence a également été un obstacle de taille pour les sœurs Dje, étant donné que le marché de la confiserie est dominé par les produits industriels. « Malgré tout, nous avons réussi à nous imposer sur le marché grâce à la qualité nutritionnelle et le caractère innovant de nos produits », se félicitent Carine et Esther qui ont réussi à réaliser un chiffre d’affaires de 12 millions de francs CFA (plus de 18 mille euros), en 2019. Aujourd’hui, les sœurs Dje ambitionnent de transformer 25 pour cent des pertes post-récolte d’ici cinq ans et de s’imposer, à long terme, comme leader de la confiserie naturelle en Afrique.

Leave A Reply

Your email address will not be published.