Banner

Locariz, un riz 100 pour cent « made in Côte d’Ivoire »

0

Avec Locariz, Jean Paul Aka ambitionne de promouvoir l’agriculture ivoirienne et d’aider son pays à atteindre l’autosuffisance en riz.

« Locariz commence tout juste à être connu et apprécié par la population ivoirienne. Cependant pour être le numéroo un du riz en Côte d’Ivoire, il y a encore du chemin à faire », déclare Jean Paul Aka, 34 ans, dirigeant d’une PME spécialisée dans l’agribusiness basée à Abidjan. C’est en 2017 que ce jeune ingénieur agronome en foresterie et environnement lance son entreprise, avec comme objectif ultime de promouvoir l’agriculture ivoirienne. « La Côte d’Ivoire est un pays à fort potentiel agricole qui reste cependant inexploité et ne profite pas suffisamment aux producteurs. C’est à partir de ce constat que Locagri a été créée », raconte Jean Paul Aka dans un entretien accordé à la dpa.

Une fois son entreprise sur les rails, le jeune ivoirien décide de se lancer, en 2019, dans la filière qui lui tient le plus à cœur : la filière du riz. Son ambition est de mettre sur le marché « Locariz », un produit « 100 pour cent made in Côte d’Ivoire », « naturellement parfumé » et « riche en éléments nutritifs ». Pour ce faire, il investit toutes ses économies dans la mise en place d’une unité de transformation de riz.

Avec Locariz, Jean Paul souhaite aider son pays à assurer une autosuffisance en riz qui reste, selon lui, une denrée alimentaire de base pour les Ivoiriens avec une consommation moyenne de 90 kg par habitant par an. « Malgré les potentialités écologiques favorables, la production nationale n’est pas suffisante dans la mesure où notre pays continue de dépendre à environ 50 pour cent des importations des pays asiatiques dont la Chine, l’Inde, le Vietnam et la Thaïlande », regrette-t-il. À en croire Jean Paul, le secteur agricole ivoirien offre un potentiel énorme de création de richesses et d’emplois notamment à travers la transformation des produits, sauf que les trois quarts de la population active continuent de vivre des produits agricoles exportés de manière brute.

« Assurer la transformation de ces produits créerait des milliers d’emplois aussi bien pour les Ivoiriens que pour les autres ressortissants des pays voisins », souligne le jeune entrepreneur dont l’ambition est de devenir leader dans la production, la transformation et la commercialisation du riz en Côte d’Ivoire. Pour se faire, il est nécessaire, insiste-t-il, de créer un environnement favorable pour le développement de l’entrepreneuriat avec notamment la facilitation de l’accès au financement, la réduction des taxes et la formation des jeunes sur l’entrepreneuriat.

Leave A Reply

Your email address will not be published.