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Sénégal : Améliorer la productivité du riz pour atteindre l’autosuffisance

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Le riz est l’aliment de base des Sénégalais. Avec une consommation de 90 kilogrammes par habitant par an, le Sénégal est l’un des plus gros consommateurs de riz en Afrique de l’Ouest.

Le Japon a accordé au Sénégal un prêt de 7,169 milliards de Yens (plus de 56 millions d’euros) pour l’amélioration de la productivité du riz irrigué dans la vallée du fleuve Sénégal, au Nord de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Ce financement a fait l’objet d’un accord signé entre les deux pays, le 10 janvier 2021, dans la capitale sénégalaise Dakar, a annoncé le ministère sénégalais de l’Économie, du plan et de la coopération.

Il est destiné au « projet de production de riz irrigué dans la vallée du fleuve Sénégal », a fait savoir l’ambassade japonaise à Dakar. Ce projet devrait contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire au Sénégal et la réduction du déficit commercial lié à l’importation du riz, a-t-on indiqué de même source. Il porte notamment sur l’extension et la réhabilitation des périmètres, la fourniture de matériel agricole, le renforcement de la gestion des zones agricoles et l’assistance aux agriculteurs, a-t-on relevé.

Le riz est l’aliment de base des Sénégalais. Avec une consommation de 90 kilogrammes par habitant par an, le Sénégal est l’un des plus gros consommateurs de riz en Afrique de l’Ouest, selon la FAO. Le pays comprend, d’après cette agence onusienne spécialisée, deux zones rizicoles, à savoir : la vallée du fleuve Sénégal (Nord) où se développe une riziculture irriguée récente depuis l’avènement des grands barrages, et la Casamance (Sud), une zone traditionnelle de riziculture pluviale.

Assurant 60 à 70 pour cent de la production nationale de riz, la vallée est la principale zone de production de riz au Sénégal, selon le ministère sénégalais en charge de l’Agriculture. D’après ce département, l’analyse de l’équilibre entre l’offre et la demande du riz révèle une forte dépendance à l’importation.

Le pays dispose d’un programme national pour l’autosuffisance en riz (PNAR) ayant pour objectifs l’augmentation des superficies, la modernisation des moyens et méthodes de production et de transformation, et la professionnalisation des acteurs en vue d’améliorer la sécurité alimentaire et contribuer ainsi à la lutte contre la pauvreté.

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