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Niger : Un campus universitaire consacré aux jeunes filles

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Le Niger présente le taux le plus élevé de mariage des enfants dans le monde et compte près de 2,5 millions d’enfants déscolarisés.

Le Niger qui veut maintenir ses filles à l’école le plus longtemps possible pour limiter les mariages et les grossesses précoces, a inauguré, le 29 mars, dans la capitale Niamey, un campus universitaire consacré aux jeunes filles. D’un coût de 70 millions de dollars, cette infrastructure a été financée par la Banque islamique de développement (BID). Elle permettra d’accueillir 2500 étudiantes.

Le campus, implanté sur une superficie de 11 hectares, comprend 35 bâtiments dont cinq facultés, a annoncé la Présidence nigérienne. S’exprimant lors de l’inauguration du campus, le président nigérien Mahamadou Issoufou a déclaré que ce campus « permettra la réalisation d’un autre objectif central pour l’avenir du Niger, à savoir : la transition démographique ».

« Pour réaliser cette transition, il faut maintenir les jeunes filles à l’école le plus longtemps possible, au moins jusqu’à l’âge de 16 ans pour mettre fin au mariage et aux grossesses précoces qui alimentent la croissance démographique exponentielle dans le pays », a-t-il plaidé. Conçu conformément aux normes internationales modernes, le campus est équipé des dernières technologies, selon la BID. Il est, en effet, doté d’une centrale solaire qui fournit aux installations l’énergie nécessaire à leur fonctionnement, réduisant ainsi les factures mensuelles d’électricité et maintenant un concept de construction presque écologique.

Le Niger présente le taux le plus élevé de mariage des enfants dans le monde et compte près de 2,5 millions d’enfants déscolarisés : préparer l’avenir n’est donc pas chose aisée pour les filles, selon le rapport annuel de l’UNICEF de 2019. En 2015, seules 62,2 pour cent des filles, au Niger, ont terminé l’école primaire, contre 75,5 pour cent des garçons, selon des statistiques du Partenariat mondial pour l’éducation, relayées par le journal Le Monde. Le taux d’achèvement du premier cycle du secondaire s’élevait quant à lui à 13 pour cent pour les filles, contre 18 pour cent pour les garçons, selon la même source.

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